Le coronavirus fera-t-il baisser les prix de l’immobilier ?

Comme tous les secteurs d’activité, l’immobilier se prépare à la reprise de l’activité le 11 mai. Des guides de bonne conduite ont été distribués et les professionnels croient à la solidité du marché. Les particuliers, de leur côté, se demandent si la crise sanitaire pourrait faire baisser les prix. Pour le moment, ce n’est pas le cas et il est fort probable que cela n’arrive pas. Explications.

La ruée vers les maisons avec jardin

D’un certain point de vue, le coronavirus a même participé à renforcer le marché immobilier. Depuis le début du confinement, les visites et les achats de maison avec jardin ont connu un bond spectaculaire. Rien de surprenant lorsque l’on sait que 36 % des Français viennent de vivre deux mois confinés dans des appartements sans balcons et sans jardin.

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Certaines régions particulièrement proches de la nature comme la Bretagne et la Normandie ont attiré les acheteurs. Certaines villes très appréciées par les Parisiens et les habitants des grandes villes ont également vu beaucoup d’acheteurs intéressés. Le prix de l’immobilier à Annecy, par exemple, restera stable après la crise, car la demande est restée très forte.

Les vendeurs pressés baisseront-ils le prix de vente ?

L’éventualité que le confinement ait poussé les vendeurs à baisser les prix pour accélérer les transactions est à considérer. Cependant, elle est peu probable et il n’y aura pas de baisse homogène sur tout le territoire. Certaines régions où la demande est faible pourraient effectivement enregistrer une légère baisse du prix de l’immobilier. Ailleurs, la tension reste si importante que le coronavirus n’a eu aucun effet pour le moment.

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De plus, il faut bien prendre en compte que l’augmentation récente des prix de l’immobilier dépend avant tout des taux d’intérêt très bas proposés par la BCE. Or, la Banque centrale européenne n’a pas prévu de remonter ses taux. Au contraire, la crise sanitaire laisse craindre une crise économique qui l’encourage à prêter à bas taux.

Le marché des locations redémarrera très vite

Pour finir, il ne faut pas non plus oublier que le prix de l’immobilier est partiellement déterminé par le marché de la location. S’il est facile pour un propriétaire de trouver un locataire avec un loyer qui lui convient, alors les transactions se déroulent plus facilement et les prix augmentent continuellement.

Or, les professionnels de l’immobilier sont catégoriques : le marché de la location sera le premier à reprendre dès le mois de mai. Les demandes sont nombreuses et tous les locataires qui souhaitaient déménager en mars et en avril essayeront de le faire le plus vite possible. Les agences se sont dit prêtes à encaisser cet afflux.

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