Assurance de prêt immobilier : difficile pour un particulier atteint du cancer

Depuis le 1er septembre 2020, l’application du droit à l’oubli est modifiée. La convention Aeras fait en effet bénéficier à de nombreux jeunes le droit de ne pas signaler à un assureur qu’ils ont été atteints d’un cancer. Ce nouveau droit s’applique en revanche seulement si le traitement est terminé depuis plus de 5 ans.

Pourquoi ce droit est une avancée ? Que permet-il ? On vous explique tout dans cet article !

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Le droit d’emprunter, une difficulté pour les malades

C’est une belle avancée pour la rentrée ! Le mois de septembre est synonyme pour ceratins jeunes d’emprunts auprès des banques et des assureurs et de nouveaux projets pour leur avenir.

La convention Aeras (Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) a été mise à jour à la fin de l’été. Aujourd’hui, les jeunes adultes qui ont été atteints d’un cancer avant l’âge de 21 ans peuvent aussi bénéficier du droit à l’oubli.

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Lorsqu’ils se présentent pour demander un crédit, qu’il soit de consommation, d’immobilier ou professionnel, ou encore une souscription à une assurance, être atteint d’un cancer peut fermer des portes.

Souffrir d’une maladie grave rend très difficile l’accès à un emprunt. Le cancer étant une maladie très favorable aux rechutes, les assureurs se montrent particulièrement frileux. Si ce n’est pas par un refus qu’ils le manifestent, c’est par l’ajout de surprimes.

Beaucoup de jeunes rencontrent alors de grandes difficultés à pouvoir emprunter, les maladies représentant de trop grands facteurs de risques.

Le droit à l’oubli ouvert aux cancers juvéniles

Afin de favoriser et de rendre plus simple l’accès aux emprunts, la loi donne aux personnes anciennement malades, le droit à l’oubli. Cette loi vient d’être actualisée cette année et ce délai vient d’être raccourci à 5 ans.

Cette extension concerne en plus les jeunes ayant été atteints d’un cancer avant leur 21 ans. La seule condition est que le traitement dont ces personnes bénéficiaient doit être terminé depuis plus de 5 ans.

C’est un véritable coup de pouce et une avancée vers plus d’égalité.

C’est un grand progrès qui n’obligera plus ces jeunes à devoir signaler des informations sur leur état de santé. Les assureurs n’ont ainsi plus accès à leurs antécédents et ne peuvent leur appliquer des majorations.

Plus d’informations sur cet article :
https://immobilier.lefigaro.fr/annonces/edito/financer/frais-et-assurances/la-convention-aeras

Cette évolution est-elle vraiment utile ?

Il est vrai que les personnes qui demandent un emprunt ont généralement plus de 30 ans. On dénombre en effet un nombre assez faible de 855 cas chaque année pour les 18-21 ans. Cependant cette mesure qui peut paraitre symbolique, peut s’étendre à nouveau dans les années à venir.

On peut croire et espérer que la convention Aeras finisse par concerner tous les adultes malades et plus seulement les jeunes. C’est un pas de plus vers l’objectif final !

Il est bon de noter en ce sens, que la convention ne précise pas d’âge quant à son but de rendre accessible le droit au prêt aux anciens malades.

L’association La ligue contre le cancer est en tout cas engagée à défendre cette idée. Elle estime que ce serait un moyen de soutenir les personnes dans la réalisation de leur projet.

Se reconstruire après avoir souffert d’un cancer est un chose difficile, il est alors normal que ces personnes soient accompagnées. Le cancer ne doit pas continuer, ou en tout cas le moins possible, à avoir un impact dans leur vie “d’après”.

Cette extension de la loi semble alors aller dans ce sens en permettant aux futurs jeunes malades de pouvoir faire un emprunt immobilier. C’est un moyen aujourd’hui rendu possible pour qu’ils puissent se projeter à nouveau dans l’avenir.

Découvrez des informations complémentaires dans cet article :
https://www.lemonde.fr/argent/article/2020/08/25/credit-un-droit-a-l-oubli-plus-rapide-pour-les-jeunes-qui-ont-eu-un-cancer_6049844_1657007.html

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