Le statut de marchand de biens

Un marchand de biens est une personne évoluant dans le milieu du commerce, plus particulièrement dans la vente de biens immobiliers. Que ce soient des terrains, bureaux, maisons, appartements, le marchand de biens achète, s’occupe des rénovations en cas de besoin et revend ces biens à d’autres personnes. Ce statut fait l’objet de nombreuses interprétations et reste soumis à des critères spéciaux. Focus sur le statut de marchand de biens.

Le profil du marchand de bien

Toute personne qui remplit une des deux conditions suivantes peut être considérée comme un marchand de biens : la réalisation d’opérations spéculatives à court terme (inférieur à 2 ans) et l’expérience du nombre d’achat-revente. Le marchand de bien est reconnu par son habitude et son intention spéculative. Le seul but de ce commerçant n’est donc que le profit, mais participe à l’entretien du patrimoine. Le marchand de biens ne doit pas exercer une activité en son propre nom. Il a la liberté de choisir entre une SAS ou une SARL adaptée à sa condition personnelle et à la législation actuelle.

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Il peut être le gérant de la société pour ses activités de commerce de biens immobiliers. Les bénéfices éventuels sont soumis à l’impôt sur les sociétés. Les personnes qui exercent des opérations d’achat-revente, sans ce statut, manipulent les règles du jeu. Cela s’explique par le manque de clarté dans l’attribution du statut de marchand de biens et la libre interprétation des notions floues comme «l’habitude et la spéculation ». Mais seul l’avis de l’administration fiscale permet de reconnaitre qui est marchand de biens et qui ne l’est pas.

Les conséquences relatives à ce statut

Une des principales conséquences du statut de marchand de biens est d’ordre juridique. Il est avant tout un professionnel et doit présenter des garanties sûres et vérifiables à ses acquéreurs, dont le plus important est l’obligation d’assurance correspondante. Ce qui implique la professionnalisation de ce métier, nécessitant une plus grande responsabilité. Fiscalement parlant, deux types de calcul du TVA s’appliquent au statut du marchand de biens : la TVA classique et la TVA sur marge.

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En cas de clôture d’une opération qui survient dans les 5 ans, les frais notaires sont diminués accompagnés d’une multitude d’opérations possibles. Si le métier de marchand de biens est aussi rémunérateur, il présente aussi de nombreux risques. Une opération qui se déroule mal a souvent de lourdes conséquences. Le marchand de biens peut être soumis à des procédures bancaires et administratives avec les bilans, les relevés de comptes, les autorisations … Il a aussi la lourde tâche de convaincre ses clients d’accepter son offre, car de plus en plus la concurrence se fait rude. La vente de l’immobilier reste encore dominée par les grandes sociétés immobilières, les courtiers…

Pour réussir dans ce métier et éviter une requalification par les contrôleurs, il est essentiel que le marchand de biens puisse présenter toutes les accréditations nécessaires et s’acquitter parfaitement de ses obligations fiscales notamment la TVA, l’impôt sur le bénéfice éventuel. Dans le cas contraire il est obligé de payer des pénalités lourdes.

Quels biens sélectionner en tant que marchand de biens ?

Pour que le taux de rentabilité soit le plus haut possible, un marchand de bien doit :

  • Être au clair sur les besoins des futurs acheteurs, tant sur la localisation exacte des biens, que leur nature ou encore la superficie. Si vous êtes dans une région touristique, vous pouvez proposer des biens rénovés pour des acquéreurs qui recherchent une résidence secondaire, ou encore un meublé pour de la location saisonnière qui rentrera sous le statut LMNP par exemple.
  • Sélectionner des biens de qualités pour pouvoir faire une belle plus-value à la revente.
  • Connaître les types investissements rentables. En tant que marchand de biens, il est possible d’acheter aussi bien dans des logements résidentiels que dans des commerces. Par contre, les dispositifs dans les logements neufs comme la loi Pinel ne sont pas intéressants dans le sens où il est préférable d’acheter des locaux nécessitant des travaux de rénovation ou de transformation et une revente dans les 2 ans, pour avoir une réelle plus-value. L’investissement locatif n’est donc pas à envisager à moins de pouvoir carrément acheter un immeuble à rénover qui se trouve dans une zone pinel. Vous pourrez alors proposer des appartements à la revente sous le dispositif Pinel.

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