Assurance-vie : Les contrats multisupports sont-ils garantis ?

L’assurance vie reste un produit très apprécié des Français, et pour cause sa fiscalité très avantageuse et la possibilité de transmettre un patrimoine dans des conditions très profitables pour le donataire et le donateur. Il convient cependant de maitriser un minimum quelques notions avant de s’engager dans la souscription d’un tel contrat. Pour les plus avertis, nous nous intéressons aujourd’hui aux contrats d’assurance-vie multisupport et leurs garanties. Zoom sur les contrats d’assurance vie multi-supports.

Sur un contrat d’assurance vie en multi supports, les garanties offertes par l’assureur dépendent du support choisi. Deux cas sont possibles selon que l’assuré a investi :

  • sur un fonds en euros ;
  • et/ou sur un support exprimé en unités de compte.

L’investissement sur un fonds en euros

Pour la part de son investissement sur le fonds en euros de la compagnie, l’assuré bénéficie des mêmes garanties que s’il avait ouvert un contrat mono support en euros (lorsque le contrat n’est pas investi en bourse et repose sur un marché stable). De ce fait, il a donc droit:

  • au rendement minimal éventuellement garanti ;
  • à la participation aux bénéfices ;
  • à l’effet de cliquet qui sécurise l’épargne.

Des garanties en cas de décès

Pour pallier aux turbulences boursières, certains contrats multisupports proposent des garanties destinées à protéger les bénéficiaires désignés au contrat. Parfois prévues dans le contrat mais le plus souvent optionnelles, ces garanties ne s’appliquent qu’en deux circonstances :

  • en cas de décès du souscripteur;
  • et lorsque la valeur du contrat, au moment de ce décès, est inférieure au montant des sommes que le souscripteur avait versées.

Les principales garanties sont les suivantes :

  • la garantie plancher : elle permet au bénéficiaire de recueillir un capital au moins égal au total des versements nets de l’assuré. Par Exemple : un souscripteur verse sur un contrat 20 000 € nets de frais d’entrée ; à son décès, la valeur de son épargne s’est dévalorisée à 13 000 € ; de cette façon, le bénéficiaire récupérera avec la garantie 20 000 € ;
  • la garantie plancher indexée : elle fonctionne comme la garantie plancher mais prévoit l’indexation annuelle des sommes versées en fonction d’un indice ou d’une référence (par exemple : le taux du Livret A ou l’évolution du point de retraite des cadres) ;
  • la garantie cliquet : également appelée garantie « du plus haut historique », elle permet au bénéficiaire de percevoir la plus haute valeur atteinte par le contrat. Exemple : un souscripteur verse 20 000 € nets de frais d’entrée ; à son décès, la valeur de l’épargne est de 15 000 € mais dans l’intervalle, le contrat s’est valorisé à 25 000 €. Le bénéficiaire touchera 25 000 € et non 20 000 € ou 15 000 €.

Attention, il convient de se méfier car ces différentes garanties ne sont pas gratuites :

  • quand elles sont prévues dans le contrat, leur coût est intégré dans les frais de gestion ; dans ce cas, il est prélevé chaque année et représente un surcoût de 0, 05 à 0, 2 % selon les assureurs ;
  • quand elles sont optionnelles, elles ne sont facturées que si la valeur du contrat devient inférieure à celle du montant.

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