Habiter sous son propre toit, voilà une aspiration qui rassemble bien au-delà des clivages ou des générations. Les chiffres le confirment, les études le répètent : la propriété reste une priorité pour les Français, qu’il s’agisse d’une maison flambant neuve ou d’un appartement ancien rénové. Le Crédit Foncier n’a pas hésité à faire appel au cabinet Elable pour sonder cette passion nationale. Résultat : l’immobilier n’est pas qu’un sujet de conversation, c’est un véritable projet de vie. Décortiquons les ressorts de cette ambition, chiffres et tendances à l’appui.
Être propriétaire, c’est bâtir son avenir financier
Lorsqu’il s’agit de se constituer un patrimoine, l’immobilier s’impose comme la voie royale. D’après l’enquête menée par Elable, 92 % des personnes interrogées placent l’acquisition d’un bien immobilier en tête de leurs priorités. L’exemple des offres visibles sur proprietairemaintenant.fr illustre ce désir généralisé de posséder ses murs. La plateforme Bien’ici s’est également penchée sur ce « rêve immobilier » : 76 % des femmes et 71 % des hommes déclarent vouloir accéder à la propriété. Chez les jeunes de 18 à 24 ans, la soif de devenir propriétaire tutoie les sommets : 95 % l’envisagent sérieusement. Mais passé le cap des 25 ans, l’enthousiasme s’émousse : seuls 65 % des 25-54 ans partagent ce souhait. À l’approche de la retraite, la flamme se ravive : 75 % des 55-64 ans et 94 % des plus de 65 ans rêvent encore de sécuriser leur avenir par la pierre. Pourtant, l’Insee le rappelle : la France affiche un taux de propriétaires parmi les plus bas d’Europe.
Un constat confirmé par l’analyse d’Elable : sur 28 pays européens, la France occupe la 24e place pour l’accession à la propriété, avec un score six points en dessous de la moyenne du continent. Malgré tout, la volonté de se constituer un patrimoine immobilier reste forte. Selon les sondages, si une rentrée d’argent tombait soudainement, 70 % des ménages placeraient l’achat immobilier en haut de la liste de leurs priorités. Pour eux, la pierre n’est pas seulement un toit, c’est une stratégie, un héritage à bâtir. Le sujet se glisse même dans les débats sur l’avenir des politiques publiques et la gestion du territoire.
Propriétaire, pour transmettre un capital durable
Acquérir un logement, c’est aussi penser à ceux qui suivront. Dans les années 50, hériter d’un bien immobilier se faisait généralement autour de 35 ans. Aujourd’hui, la transmission se produit plus tard, souvent après 60 ans, à un moment où l’on possède déjà sa propre résidence principale. Mais la logique n’a pas changé : devenir propriétaire reste une valeur sûre pour garantir la transmission d’un patrimoine réel. Ce bien pourra être transmis, que ce soit par donation ou succession. Une fois la transmission réalisée, rien n’empêche le nouveau propriétaire de louer le bien, générant ainsi des revenus complémentaires. L’immobilier ne se contente pas de traverser le temps : il relie les générations et continue de façonner la trajectoire de nombreuses familles françaises.
En France, le rêve de propriété ne se démode pas. Il se transforme, s’adapte, mais ne s’efface jamais. La pierre, elle, continue de fasciner, de rassurer et de fédérer. Peut-être parce que, derrière chaque achat immobilier, il y a plus qu’un investissement : la volonté de marquer sa trace et de transmettre, bien au-delà des murs.



